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Naviguez en baie de Morlaix et faites escale au port de plaisance de Roscoff

    Deux mots d'histoire du port de Roscoff


    C'est au début des années 70 que démarre la construction du port de Bloscon, à l'est de la ville de Roscoff. Les travaux s'achèvent en 1972. Premier bassin légumier français, la région, « ceinture dorée du Léon », cherche de meilleurs débouchés pour les choux-fleurs, artichauts et autres pommes de terre primeurs qui ont fait sa renommée et sa richesse. Les paysans léonards se tournent vers l'exportation.

    L'Angleterre, voisin naturel, est une destination prometteuse mais le vieux port à échouage de Roscoff, accessible uniquement aux heures des marées, ne permet pas d'acheminer les marchandises dans des conditions optimales (temps de manutention important pour le déchargement et le chargement des marchandises, problème du stockage non réfrigéré des légumes…).

    Un défi pour toute une région…

    Les agriculteurs prennent conscience de l'urgence et élaborent le projet de se doter d'un équipement approprié : un port en eaux profondes, praticable en toutes circonstances. Convaincus de l'intérêt économique de la démarche, les responsables économiques et politiques de la région se mobilisent pour faire aboutir le projet. La Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix se porte maître d'ouvrage pour la réalisation des travaux. Le Conseil général est l'autorité concédante du port depuis juillet 1973.

    Une dernière embûche pourtant vient encore contrarier le pari léonard : aucune des compagnies maritimes sollicitées ne veut s'installer à Roscoff au motif qu'il n'y a pas de marché pour le transport maritime à l'ouest de la Manche. Qu'à cela ne tienne ! Les producteurs de légumes, regroupés au sein de la SICA de Saint-Pol-de-Léon, s'improvisent armateurs et créent la société BAI (Bretagne Angleterre Irlande, connue sous son nom commercial Brittany Ferries), dont ils sont l'actionnaire majoritaire.

     

    Une diversification vers le tourisme…

    La première ligne ouverte relie Roscoff à Plymouth et permet l'embarquement direct de camions frigorifiques par ferry, grâce à la technique du roll-on, roll-off. Le trafic est d'abord exclusivement orienté vers le transport import-export de marchandises diverses par ferries à destination du Sud-Ouest de l'Angleterre et de l'Irlande. Très rapidement, la Brittany Ferries opte pour une nouvelle diversification de ses activités, vers le trafic passagers. La carte touristique fonctionne : après Plymouth, une seconde ligne vers Cork (sud de l'Irlande) est proposée aux voyageurs dès 1978. L'arrivée en 1995 de la compagnie irlandaise Irish Ferries renforce encore l'offre sur cette destination, au point que Roscoff devient le premier port français vers l'Irlande. Parallèlement, un trafic cargos s'ancre à Roscoff, répondant aux besoins des entreprises de l'hinterland.

    ...puis la pêche et la plaisance

    En 2001, une nouvelle étape est franchie dans le développement du port avec la construction d'un quai spécifique à destination des bateaux de pêche et d'une criée moderne. Le Bloscon se donne ainsi les moyens d'accueillir dans les meilleures conditions une nouvelle activité commerciale en offrant aux professionnels les conditions d'une meilleure rentabilité de leur activité (proximité des lieux de pêche).

    Au début des années 2000, un autre projet envisagé dès les origines du port refait surface : celui de l'implantation d'un bassin en eau profonde sur le site de Bloscon, en prolongement de ses autres activités. La création du port de plaisance est en effet la priorité du plan pour la plaisance en baie de Morlaix, adopté en 2002 par l'ensemble des collectivités partenaires. En 2005 puis en 2007, le projet a été porté à la connaissance de public lors de procédures de concertation. Il ouvre finalement au public en 2012, reçoit de nombreux événements. Les travaux s'achèveront en 2014.

    Depuis l'origine, c'est la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix qui assure l'exploitation et la gestion du port. Le département du Finistère et la région Bretagne contribuent, à ses côtés et de manière constante, au financement des travaux liés à son développement.